MEILLAC

Meillac: le directeur d'école déjà inquiété en 2010


Par lefigaro.fr Mis à jour | publié Réactions (79)

VIDÉO - L'enseignant, mis en examen vendredi pour agressions

sexuelles sur trois de ses élèves, avait été dénoncé pour des faits

similaires par un enfant de CP il y a trois ans.

La stupeur domine toujours ce lundi à Meillac, commune située entre Rennes et Saint-Malo (Ille-et-Vilaine). Vendredi, le directeur de l'école primaire était mis en examen pour des agressions sexuelles commises sur trois élèves, âgés de huit à neuf ans. Arrêté jeudi matin, l'homme a reconnu les faits lors de sa garde à vue. Il a été placé en détention provisoire.

Âgé de 29 ans, il travaillait depuis trois ans à l'école publique de Meillac où deux des victimes sont scolarisées. La troisième vient d'un autre établissement où l'instituteur enseignait antérieurement. «Au cours de sa garde à vue, il a été entendu sur un autre fait dénoncé en 2010 par un jeune élève» de CP pour des agressions présumées datant de 2007-2008 -, a indiqué le procureur de la République de Saint-Malo, Alexandre de Bosschère. L'enquête n'avait alors pas permis d'aboutir à la mise en cause de l'enseignant.

Dans la commune, c'est l'incompréhension. «Il était très estimé ce monsieur-là, on le trouvait tous bien, confie le maire Francis Plihon. On n'était pas au courant qu'il y avait eu une affaire le concernant.» Philippe Guillard, président de l'association des parents d'élèves de l'école de Meillac, fait quant à lui part de sa colère: «On emmenait nos gamins dans la gueule du loup tous les matins.»

En ce jour de rentrée scolaire après les vacances d'hiver, une cinquantaine de parents inquiets ont été reçus par le procureur de la République de Saint-Malo et l'inspecteur académique, Jean-Yves Bessole. «L'important, c'est de leur indiquer la conduite à tenir à l'égard de leurs enfants et de ne pas provoquer chez eux des révélations qui ne seraient pas conformes à la réalité», a expliqué Alexandre de Bosschère. Une cellule d'aide psychologique composée de deux médecins et de deux psychologues scolaires a également été mise en place.

L'enquête, menée par la brigade de recherches de Saint-Malo, se poursuit. «On n'a pas pour l'instant d'indications» sur d'éventuels autres enfants concernés, à Meillac ou ailleurs, «mais il est tout à fait possible qu'il y ait d'autres victimes», indique le procureur de la République.

(Avec AFP)

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