Affaire Marina.

 

La charge des services sociaux contre La Voix de l’enfant

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Dans un épais dossier, l’association nationale des assistants de service social (Anas) revient sur l’attitude de la Voix de l’enfant avant, pendant et après le procès des parents de Marina.

Ce document, intitulé « La vérité ne sort pas toujours de la Voix de l’enfant », reprend beaucoup de citations de l’association lors du procès et dans les médias et décrypte sa stratégie de communication.

La Voix de l’enfant avait fermement mis en cause les services sociaux dans le dossier Marina. L’Anas estime que l’image donnée des services sociaux est « une image tronquée », une « vision caricaturale de la protection de l’enfance ».

Elle qualifie l’association de « rouleau compresseur médiatique ». L’Anas parle de « discours accusateur dominant », avec des « interventions personnalisées et des noms d’enfants victimes de maltraitances donnés » pour « renforcer chez l’auditeur l’impact du discours ». Le tout aboutissant à une « communication émotionnelle ».

L’Anas déplore le positionnement systématique de La Voix de l’enfant qui est que « la souffrance d’un enfant n’est jamais une fatalité, il y a toujours non-assistance à personne en danger », ce qui constitue « une affirmation discutable et une accusation systématique ».

Autres techniques déplorées, « l’exagération » et « l’intimidation morale », autrement dit le fait de demander des réponses aux services sociaux pour la mémoire de Marina, ou encore les fausses évidences rétrospectives.

« Nous avons tout à perdre d’une telle démarche accusatrice », mais « nous avons tout à gagner d’une interrogation raisonnée de nos fonctionnements ». L’Anas, qui prépare déjà un deuxième dossier sur le sujet, rencontrera la Voix de l’enfant en février 2013 lors d’une table ronde organisée durant les assises de la protection de l’enfance.

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