Le syndicat Alliance police nationale contre des décisions de justice

Police-justice : la colère gagne les rangs

Publié le mercredi 08 février 2012 à 10H25 - Vu 641 fois

« Face à certaines décisions de justice, Alliance fait part d'une réelle démotivation des policiers troyens »

« Face à certaines décisions de justice, Alliance fait part d'une réelle démotivation des policiers troyens »


Aube - Le syndicat Alliance police nationale s'élève contre des décisions de justice « inquiétantes autant que décourageantes »

 

Le cas est habilement choisi par les représentants locaux d'Alliance police nationale. Un prédateur dont le potentiel de dangerosité ne fait pas grand doute. Un homme qui s'attaque aux enfants et qui échappe à l'incarcération malgré l'intervention des policiers. Dans un communiqué de presse, le syndicat laisse entrevoir l'incompréhension autant que la colère des fonctionnaires de police.
« Le 26 janvier 2012, une institutrice contacte le commissariat de police de Troyes pour signaler qu'elle a remarqué un individu à proximité d'une école primaire. Il se trouve dans une aire de jeux depuis une vingtaine de minutes et observe les enfants se trouvant dans l'école. L'individu décide ensuite de suivre un groupe d'enfants d'une dizaine d'années. Celui-ci prend la fuite à l'arrivée de la patrouille. C'est avec beaucoup de difficultés que les policiers réussiront à le maîtriser. Ce dernier a la braguette ouverte, des bonbons dans ses poches et un vibromasseur. Il est connu pour des affaires d'agression sexuelle et d'atteinte aux mœurs. Il était sous contrôle judiciaire et ne devait en aucun cas être en contact avec des mineurs ou paraître dans un lieu accueillant des mineurs. Présenté à 19 h devant un magistrat… Il est remis en liberté sous contrôle judiciaire à l'issue de la présentation ».

Inquiétude


Des mots pesés pour dénoncer le risque encouru par « la population » mais aussi le manque de considération. « Dans ces décisions qui peuvent être lourdes de conséquences, le travail des fonctionnaires est clairement remis en cause et le traumatisme subi par les victimes ignoré. C'est un manque de prise en compte flagrant ».
Pour Alliance, Emmanuel Dussaussois monte au créneau et choisit de rompre un silence que l'on pourrait croire complice. « Il s'agit pour nous de faire part d'un sentiment de découragement et d'une réelle démotivation des policiers troyens mais aussi de notre inquiétude ».
Devoir de réserve oblige, les fonctionnaires ne commentent rien mais avouent au détour de quelques conversations être « désarmés face à ces décisions incompréhensibles. Les auteurs présumés de violences sur policiers, d'un viol avec arme et cagoule, d'un vol à main armée dans un bureau de tabac ont été remis en liberté, souvent contre l'avis du parquet. Pour nous dont la mission est d'assurer la sécurité de nos concitoyens, c'est intolérable ».

Céline TILLIER Imprimer Recommander Wikio digg

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